"Journée galère" à Santiago

Récits de voyage > journal de voyage
Cuba - Santiago
de Isadan, le 24-07-2006

"Journée galère" à Santiago

Ce matin, nous nous accordons un peu plus de sommeil et nous levons un peu après 8 H 00 ; ce qui est rare durant ce voyage. Nous allons prendre le petit déjeuner qui comporte des œufs, des fruits du jardin, du jus de fruits frais, de la saucisse, du fromage, du pain, du miel et du café au lait.

Cette casa est la première qui nous offre une boisson durant le repas, je pense là à notre diner d'hier soir. Nous avons eu de l'eau et dada une bière alors que partout ailleurs c'était du jus de fruits frais. En fait le système est le suivant : pour le jus de fruits frais, c'est gratuit ; ils ont tous les fruits nécessaires dans leur jardin mais pour l'eau et la bière c'est en extra. Ce sont des produits plus difficiles à avoir et plus chers.

Les casas déclarées auprès du gouvernement sont aidées par celui ci dans l'approvisionnement des victuailles, ce qui nous aide à comprendre pourquoi eux ne manquent jamais de rien alors que les cubains font la queue attendant l'ouverture des magasins et espérant qu'ils seront achalandés.. Cuba... Espera...

Nous discutons avec notre hôtesse qui s'inquiète du fait que nous n'ayons pas fini nos plats hier soir, nous la rassurons sur la qualité de son repas mais expliquons que c'est trop pour nous. Elle sourit et nous comprenons qu'elle est soulagée et qu'elle en fera moins.
Nous nous mettons en route à la recherche d'une moto de location ayant en tête d'aller le lendemain voir l'hôtel où Dada avait séjourné et nager avec les dauphins puis le surlendemain découvrir la plage de siboney ou passer la journée à l'hôtel en question afin de profiter d'une piscine et de la mer. Le contact de l'eau nous manque en fait.

Santiago est particulièrement chaude comme ville et surtout très polluée. Les cubains habitués à cet état de fait vivent dedans et ne s'écartent plus lorsqu'un nuage de fumée leur arrive dessus mais nous nous avons du mal.

Les camions par exemple ont pour certains des vieux moteurs russes et crachent une fumée fort noire.. Les voitures ne sont pas mieux et le manque de vent rend cette atmosphère parfois difficile à supporter. Mais ça n'est que passager pour nous, pensons aux cubains qui vivent quotidiennment ainsi.
Nous continuons notre visite en cherchant les diverses agences de location. Cette ville me plaît de plus en plus. Je m'y sens bien. Elle est à dimension humaine malgré le nombre d'habitants. Elle représente, comme je l'ai déjà mentionné plus l'histoire humaine de cuba. Les gens sont de couleurs différentes, les musiques changent selon les rues que vous traversez et nous sommes bercés par la salsa, la musique traditionnelle ou des rythmes plus africains.

Par contre nous allons de réponse négative en réponse négative, nous tentons même de trouver un vélo à louer en sachant que ça sera difficile physiquement le parcours à vélo mais de toute manière, il n'y en a pas. Nous décidons donc de nous renseigner sur les bus pouvant nous déposer le lendemain et le surlendemain. Mais avant d'aller à la gare qui est située à l'autre bout de la ville, nous faisons une pause dans une cafétéria el rapido climatisée. Petit encas, bière, eau fraîche que nous mettons dans notre thermos (heureusement que nous l'avons d'ailleurs) et départ pour la station. Cette journée est difficile en fait. Pour la première fois, nous avons un peu de mal à tenir. Ceci est dû à la forte chaleur, à la pollution et au fait d'avoir des réponses négatives. Mais quand l'un fléchit l'autre est là pour tenir pour les deux. Nous arrivons donc à la station toujours à pieds.
Un membre du personnel nous dit que c'est possible en omnibus pour quelques pesos mais que ça risque d'être difficile et nous propose ses services en tant que taxi particular pour 30 CUC à la journée. Nous découvrons cette possibilité mais éludons pour le moment sa demande et notons l'horaire du bus du lendemain.

Nous rêvons d'une piscine et tentons de nous renseigner afin de connaître l'adresse d'une piscine dans santiago mais apparemment il n'y a pas de piscine municipale... Le seul moyen est d'aller dans un des hôtels de luxe et de payer pour avoir accès aux bains. Nous voici donc repartis vers la ville et les hôtels. Je sens dada las aujourd'hui. Il est vrai que les nouvelles sont un peu décevantes mais nous rebondissons et décidons de nous payer un taxi particular à la journée pour aller découvrir les dauphins et nager avec eux.

Après tout ce sont aussi des vacances et il faut que nous ayons des temps de pause. Nous nous renseignons tout de même au passage à l'hôtel pour la piscine mais c'est très cher et nous n'aurons que peu de temps pour en profiter il est 18 H 00 et ça ferme à 19 H 00. De plus nous n'avons pas nos maillots sur nous, il faudrait en acheter et les prix sont élevés dans les magasins de la chaine de l'hôtel ! Et puis ça fait système et ça nous agace ça !!

Nous nous arrêtons sur le parque dolores au retour pour écouter la musique à l'ombre de certains flamboyants. Ce parque ; nous l'aurons vu décidément. A chacun de nos détours, nous retombons dessus. Cela nous fait sourire à force car à chaque fois que nous cherchons une adresse, le parque dolores retentit ! et nous voilà repartis là bas. Mais cette pause nous est bénéfique et nous détend. Nous demandons à un chauffeur de taxi combien il nous demanderait pour nous emmener à l'aquario dans la lagune de bocanoa et ensuite à la plage de siboney et ce dernier nous propose derechef 30 CUC. Ce prix étant la limite que nous nous étions fixés, nous acceptons de suite et sommes tout à coup bien mieux de savoir que le lendemain, nous verrons la mer des caraïbes !

Nous décidons d'aller voir le port que nous n'avons pas encore découvert. Les rues sont emplies de maisons colorées, la vue est jolie puisque nous sommes plus haut que la rue du port ; nous parvenons au port, les jambes un peu endolories et allons voir une fabrique de cigares que dada retrouve selon ses souvenirs. Le port est triste en fait et l'eau semble polluée. Nous tentons une dernière agence de location mais rien et repartons en direction de la casa.

Sur le chemin du retour, nous tombons par hasard sur une rue où la fête liée au carnaval commence déjà. Les gens mangent du cochon grillé, des bonbons (vendus à foison), et boivent de la bière à gogo !! Nous traversons la foule, nous séparons une minute pour une photo mais sommes bien heureux de nous retrouver étant déjà remarqués par les cubains.. accostés par un regard langoureux et des bisous envoyés.
La douche fait un bien fou, nous nous sentons véritablement sales, pollués et ce temps de pause dans la chambre climatisée nous requinque un peu. Il n'y a pas de fenêtre à la chambre comme souvent. Cela nous manque un peu même si nous savons que nous l'occulterions ; c'est le fait d'être toujours éclairés par la lumière électrique qui nous surprend. Mais cette chambre est vraiment bien. Il est un fait que nous avons remarqué également c'est que la vie à cuba notamment dans les grandes villes est bruyante. Les voitures, bus camions klaxonnent à chaque carrefour pour se signaler et il vaut mieux sinon personne ne s'arrête et dans les maisons, il y a le bruit de la clim et des ventilateurs. Bien sûr sans cela, ça serait difficile à vivre mais c'est une constatation.

Nous allons nous restaurer et la dame a tenu compte de notre appétit. Nous nous sentons plus à l'aise ainsi. Dans cette casa, il y a beaucoup moins de va et vient que dans les autres. Ce sont des gens qui vivent un peu en retrait mais pour nous toujours souriants et à l'écoute.
Ce soir nous allons simplement boire un verre au... parque dolores ? non, nous allons à l'hôtel casa grande d'où j'écris ces mots afin de goûter leur mojito et observer la vie sur la place de la cathédrale. Il fait doux ce soir. Nous avons vécu une journée difficile aujourd'hui mais qui se conclue bien. et puis le point positif est également que nos billets d'avion de la ligne intérieure étaient bien réservés.. .Nous étions passés par internet et on ne sait jamais mais tout s'est bien passé chez air carribéan , accueillis par un monsieur parlant français et de ce fait facilitant l'échange même si nous commençons à mieux comprendre l'espagnol.
Demain, A nous la plage et les dauphins !

retour aux autres articles du journal

 

Commentaires sur cet article

Ajouter votre commentairee

Dernieres actualités
28/07/2006 : Dernier jour à la capitale
27/07/2006 : Vol intérieur Santiago - la Havane
26/07/2006 : Le rio el porvenir et la plage de siboney
25/07/2006 : La rencontre avec les dauphins
23/07/2006 : Arrivée à Santiago
22/07/2006 : En route pour Bayamo
21/07/2006 : Cayo blanco
20/07/2006 : Le parque El Cubano
16/07/2006 : Notre arrivée
19/07/2006 : En route pour Cienfuegos
18/07/2006 : Visite de Santa Clara, la ville du CHE
17/07/2006 : Première journée du voyage


Autres liens :

Tags
"Journée galère" à Santiago - Santiago - Cuba -