En route pour Cienfuegos

Récits de voyage > journal de voyage
Cuba - cienfuegos
de Isadan, le 19-07-2006

En route pour Cienfuegos

Lever à 8 H 00 pour notre départ à Cienfuegos. Une nouvelle étape dans notre voyage. Nous quitterons la ville de Santa Clara avec un petit pincement dans le cœur tant cette ville nous a apporté. Nous prenons un taxi particular, heureux de faire vivre le marché parallèle afin d’atteindre la gare Viazul.

Heureux de faire vivre le marché parallèle… cela peut paraître surprenant parce que nous avons vu de bons côtés au communisme mais il est des choses qui nous plus dures à accepter. Ce fameux manque d’ouverture par exemple, la difficulté pour un médecin de s’en sortir rien qu’avec son travail sont des états de fait tout de même incroyables !
Et puis nous sommes anti système ; alors ça nous fait du bien.

Après avoir enregistré nos bagages, nous allons à la cafétéria climatisée ! pour attendre l’heure du départ.

Le café cubain est particulièrement fort. Sa particularité est qu’ils le servent légèrement sucré et sourient des touristes qui rajoutent de l’eau… Nous mettons au point notre journée à Cienfuegos en lisant le guide du routard décidément très bien fait.

L’heure du départ est là ; nous nous mettons en route. Le voyage se passe bien ; nous découvrons toujours de nouveaux paysages ; parfois désertiques ; parfois luxuriants mais toujours avec des cubains faisant de la marche à pieds ou alors entassés dans ces camions leur servant de bus. Je dois avouer que croiser le regard d’un enfant dans un de ces camions de mon bus climatisé me donne la chair de poule… Il faudrait que Fidel améliore considérablement ça ; que les cubains aient accès à des transports plus humains que ces bétaillères !

Nous arrivons à Cienfuegos un peu après midi et après avoir réservé notre bus (astro cette fois) pour le lendemain allons à la casa particular à pieds en évitant avec brio cette fois les jineteros. Il nous faut apprendre à dire non plus catégoriquement et ça marche… Le fameux no gracias que nous savons de mieux en mieux prononcer.

Les rues de la ville sont organisées impeccablement. Les avenues sont toutes parallèles entre elles en sautant de 2 en 2 selon les chiffres paires. Les calle, elles, leur sont perpendiculaires sautant de 2 en 2 également selon les chiffres impairs. Ce système est américain et ne nous parle pas à cause de cela mais il faut reconnaître que pour s’y retrouver, c’est fabuleux.

Nous trouvons donc la casa facilement mais bien entendu il n’y a pas de chambre libre. La dame de ménage bien ennuyée et ne parlant qu’espagnol nous reçoit fort gentiment et appelle sa responsable. Cette dernière nous explique qu’elle va nous emmener dans une autre casa située juste à côté de chez elle. C’est en effet sa voisine directe qui nous recevra.

La chambre est magnifique avec salle de bains individuelle, salon personnel et terrasse. Le fait à remarquer est que même lorsqu’il y a des fenêtres dans les logis de Cuba ; tout est occulté la majeure partie du temps afin de se préserver de la chaleur. Mais rien que le fait qu’il y ait un peu de lumière naturelle fait du bien.

Nous déposons nos affaires, nous rafraîchissons, réservons le repas de ce soir, donnons quelques échantillons et cadeaux à nos hôtes, nous faisons enregistrer via notre passeport comme à chaque étape et partons nous balader à travers les avenues et les calle.

Nous nous restaurons sur le Prado et mangeons un genre de Hamburger dans un « San Carlos » climatisé ! ! Cela fait beaucoup de bien.

Nous remontons ensuite le Prado jusqu’à la Punta Gorda. La route est difficile à cause de la chaleur et la ville est moins accueillante que Santa Clara tout du moins pour ce que nous en voyons à ce moment là. Nous voyons passer de nombreuses carrioles à cheval, découvrons avec horreur l’hôtel que s’était fait construire le fils de Batista : vraiment très moche ; une barre hlm… ; visitons par contre une très jolie maison coloniale avec une très belle vue en terrasse sur la baie de Cienfuegos puis nous arrivons dans un parc aménagé avec plage improvisée.

La vue est d’un côté très belle ; la mer des Caraïbes ! ! avec au loin de la verdure mais de l’autre côté on aperçoit le pôle chimique de l’île. Des usines crachant du feu pas très propre et une amorce de centrale nucléaire (tentative des ruesses) !. Lors de notre promenade nous menant à cet endroit ; au début de la baie, l’eau des caraïbes n’était pas telle que nous l’imaginons tous ; bleue et transparente mais polluée et trouble. Par contre à l’endroit de la plage improvisée, elle est plus propre. Nous plongeons pour la première fois dans la mer des Caraïbes avec les cubains. L’eau est délicieusement chaude et cela nous fait beaucoup de bien. Nous profitons de l’instant pleinement et savourons cette eau, n’en revenant pas d’être là.

Au sortir du bain, nous allons nous offrir un mojito qui est franchement excellent et c’est là que nous voyons pour la première fois un barman le faire. Nous le sirotons en regardant les jeunes jouer au foot et au volley sur un terrain lui aussi improviser et à pieds nus. Dada goûte un fruit ressemblant à notre raisin sous le rire de quelques jeunes qui nous font comprendre que c’est comme du viagra et prenons un taxi ; une carriole à cheval pour revenir au parque José Marti ; grand homme de Cuba pour continuer notre visite de la ville et nous éviter trop de marche à pieds.

La balade était super ; le parque josé marti s’offre à nous. La cathédrale et les maisons coloniales qui s’y trouvent sont véritablement magnifiques.

Cuba est une terre de contraste. Contrastes dans bien des domaines ! Cette casa par exemple est superbe ! la chambre est bien meublée, la salle de bains est chouette ainsi que le salon. On sent une certaine aisance mais en regardant avec détail, des fils électriques sont à nus juste au dessus de la douche qui ne coule que légèrement. Les interrupteurs ne sont pas véritablement enfoncés dans le mur. Cela nous interpelle et nous amuse un peu.

Le repas est véritablement un repas de festin et nous ne pouvons pas tout finir ! : soupe de poisson ; crevettes ; riz ; patates ; frites ; fruits ; légumes ; glace ! !

Nous allons nous promener un peu mais il n’y a pas de forte ambiance à sur le parque José Marti et au vu du lever du lendemain à 5 H 00 ; nous rentrons et buvons un peu de rhum dans la chambre.

Cette ville créée par un français (Mr De Clouet) est il est vrai particulière par ses rues bien rangées mais est plus triste par ses usines et sa centrale nucléaire non finie. Le point de vue de la punta gorda est à voir il est vrai et l’instant vécu dans la mer des caraïbes unique mais cette ville nous a moins marquée que Santa Clara ou la vieille havane.


retour aux autres articles du journal

 

Commentaires sur cet article

Ajouter votre commentairee

Dernieres actualités
28/07/2006 : Dernier jour à la capitale
27/07/2006 : Vol intérieur Santiago - la Havane
26/07/2006 : Le rio el porvenir et la plage de siboney
25/07/2006 : La rencontre avec les dauphins
24/07/2006 : "Journée galère" à Santiago
23/07/2006 : Arrivée à Santiago
22/07/2006 : En route pour Bayamo
21/07/2006 : Cayo blanco
20/07/2006 : Le parque El Cubano
16/07/2006 : Notre arrivée
18/07/2006 : Visite de Santa Clara, la ville du CHE
17/07/2006 : Première journée du voyage


Autres liens :

Tags
En route pour Cienfuegos - cienfuegos - Cuba -