En route pour Bayamo

Récits de voyage > journal de voyage
Cuba - Bayamo
de Isadan, le 22-07-2006

En route pour Bayamo

Nous partons vers 8 H 00 et quittons la maison en laissant un petit mot , personne ne s'étant levé. Nous sommes un peu déçus de cela mais faisons avec.

Nous prenons la route après avoir bien eu du mal à avoir les tickets. La fonctionnaire cubaine n'était pas décidée. Nous remarquons que ces fonctionnaires sont parfois exaspérants de nonchalance. Ils vous regardent, acquiescent ou réfutent sans dire un mot et s'ils ne sont pas décidés, il ne vous reste qu'à attendre (Cuba… espera). Mais Dada parvient à obtenir les tickets étant plus tenace qu'eux. Nous nous installons confortablement pour un voyage devant durer de 8 H à 18 H 00.

Nous n'avons pas pris de petit déjeuner et attendons la pause. Les chauffeurs bavardent à tout va et klaxonnent à chaque carrefour ou dépassement. Nous remarquons qu'ils se sentent supérieurs aux autres cubains et cela nous gêne. Ils s’arrêtent parfois pour prendre un passager supplémentaire mais aux cartes qu’ils présentent ; nous comprenons qu’il s’agit là d’autres fonctionnaires. Les pauses sont très courtes et les repas proposés pas très propres. Nous déjeunons donc de gâteaux que nous avions dans notre sac. Le bus est climatisé ; un film passe puis un autre (Bruce Lee). Leur qualité en est médiocre mais ça occupe.

Nous admirons le paysage et nous reposons à d'autres moments. Nous traversons d'abord la vallée des moulins (Los Ingenios), moulins servant à la fabrication du sucre et jouxtant les champs de canne à sucre. Ce paysage est très beau et nous n’avons encore rien vu de tel. Puis arrivent les montagnes. Je me rends compte que je m’étais fait une fausse idée, en pensant que sur une île, il n’y avait pas de montagnes… Ici comme en république dominicaine, les montagnes sont bien là et à cuba il y a même un sommet à 2000 mètres…
Nous avons ensuite l'impression de traverser la jungle. Au fur et à mesure du voyage nous découvrons d’autres cultures de canne à sucre, des élevages, des cultures plus délimitées avec des bohios (maisons de campagne typiques aux toits de chaume) typiques et nombreuses.

La pause du déjeuner est épique. Nous nous arrêtons dans ce qui s'appelerait chez nous une aire d'autoroute. Les chauffeurs sont apparemment nourris gratuitement mais pour nous, c'est cher pour ce que c'est et le service est très long mais nous nous restaurons de sandwiches. L'impatience des chauffeurs augmente au fur et à mesure du voyage. Ont ils peur d'arriver en retard ? Les pauses sont de plus en plus courtes voire inexistantes. Et à chaque arrêt, nous remarquons comment les chauffeurs se sentent supérieurs par rapport au personnel sortant les bagages...

Nous parvenons enfin à Bayamo avec à notre grande surprise et à notre effarement une campagne de propagande pour fidel incroyablement forte. La fête nationale en date du 26 juillet approche ; cette fête commémore la première attaque de fidel castro en 1953 même si elle s'est terminée par un échec ; chaque maison quasiment porte une décoration pro fidel. Cette ville où la franc maçonneire a aidé à ce que la résistance soit forte, a repoussé l'envahisseur bien souvent. Les habitants avaient même préféré incendier leur ville plutôt que de la laisser prendre. Nous sommes dans la province de Granma (nom du bateau ayant amené le Ché avec des guerilleros et des armes). Nous arrivons à la gare de Bayamo. Nous sommes assaillis par les jineteros mais réussissons à nous en dégager et arpentons les rues à pieds vers notre casa en nous servant du guide du routard. Il y a très peu de touristes mais une fête en préparation. C'est en effet pour ça que nous passons par Bayamo, pour la renommée de sa fête hebdomadaire du samedi. Nous arrivons chez la correspondante de bayamo qui tombe des nues, n'ayant pas été prévenue de notre arrivée. Vive cubalinda et ses services !

Néanmoins elle nous dirige chez josé qui nous accueille vraiment très chaleureusement. C'est le meilleur accueil que nous ayons eu jusqu'alors ; José parle très bien anglais, il a internet et nous le propose gratuitement et nous envoyons un message aux loulous. Nous échangeons nos adresses internet et josé nous apprend que pour échanger il faut télécharger le logiciel sky car yahoo messenger a été supprimé par ce cher fidel qui avait découvert ce moyen de communiquer de ses compatriotes... josé et son épouse nous disent de faire comme chez nous et nous trouvons déjà qu'il sera dommage de passer si peu de temps en cette maisonnée. Nous avons en effet déjà réservé notre trajet pour santiago le lendemain, pensant ensuite faire santiago siboney. Nous devions normalement passer une nuit à santo domingo mais n'ayant pas trouvé de voiture ; cela nous apparâit comme fastidieux de partir découvrir la sierra maestra et nous annulons , pensant aller passer une nuit voire deux à siboney pour la plage.

Le couple nous indique une paladares (restaurant chez l'habitant) s'appelant el polynesia et recommandée par le guide du retour. L'épouse de José nous conduit et nous introduit ; ce qui nous facilite grandement les choses. Le repas nous est servi à l'étage d'une maison qui comporte plusieurs tables et un grand bar.

Nous mangeons bien et pour pas très cher et partons en balade dans la ville de bayamo pour tenter de découvrire la cubana (fête du samedi soir).

Nous rencontrons un jeune qui nous accoste, qui parle bien français, qui semble cultivé et qui nous emmène découvrir la cubana. Nous nous doutons que ça ne sera pas gratuit mais il nous montre la fête. C'est énorme !! les rues sont littéralement bondées, la musique surtout du reggaeton, hurle, la bière coule à flots et pour rien pour les cubains : 560 ml pour 3 pesos cubains !! mais cette bière ne semble pas bonne. Toutefois les cubains en usent et en abusent et dansent à tout va. Il est difficile de se frayer un chemin mais nous y parvenons. Nous offrons une bucanero à ntore guide, il y a du cochon grillé à tous les coins de rue.

Nous nous arrangeons pour saluer notre guide qui très poliment réussit à nous demander des euros pour sa collection de pièces... Nous lui donnons, conscients de la chose et un peu déçus que rien ne soit gratuit à cuba. Le touriste est vraiment un porte monnaie sur pieds.. c'est un peu dommage mais ce moment a été sympa et riche. Ce personnage était étonnant, bien au courant de la culture française, de la politique française mais au travers de la télé parce que fidel ne permet pas autre chose...

Après l'avoir salué et remercié de sa visite de la ville, nous décidons de refaire un tour à deux, découvrons un autre groupe de musique, vivons cette fête, impressionnés et bougeant un peu sur place. Il est difficile de faire autrement au vu de l'ambiance. Nous nous rendons compte que nous sommes regardés ; rappelons que cette ville est très peu touristique et nous avons un physique qui ne peut passer pour cubain...

Nous rentrons ensuite, emplis de cette ambiance. Cette ville, nous la conseillerons aux voyageurs qui souhaitent voir cuba sous toutes ses formes. Cette ville partisane qui sera le lieu du discours de fidel cette année (il y a d'ailleurs un concours entre chaque bourgade...), très patriotique (ça me fait un peu peur personnellement), dynamique et festive qui s'est toujours battue un peu comme le village d'astérix et obélix...

retour aux autres articles du journal

 

Commentaires sur cet article

Ajouter votre commentairee

Dernieres actualités
28/07/2006 : Dernier jour à la capitale
27/07/2006 : Vol intérieur Santiago - la Havane
26/07/2006 : Le rio el porvenir et la plage de siboney
25/07/2006 : La rencontre avec les dauphins
24/07/2006 : "Journée galère" à Santiago
23/07/2006 : Arrivée à Santiago
21/07/2006 : Cayo blanco
20/07/2006 : Le parque El Cubano
16/07/2006 : Notre arrivée
19/07/2006 : En route pour Cienfuegos
18/07/2006 : Visite de Santa Clara, la ville du CHE
17/07/2006 : Première journée du voyage


Autres liens :

Tags
En route pour Bayamo - Bayamo - Cuba -